Conclusion

Pour pouvoir comprendre la suite, il est d'abord important d'établir une distinction (pas si distincte que ça !!...) entre le risque objectif et le risque subjectif :

"Distinction" entre le risque "objectif" et "subjectif"

En général, on pourrait définir en montagne 2 sortes de risques : le risque objectif et le risque subjectif.

Le risque objectif est le risque lié au terrain, le risque que l'on a pas "choisi" (inclinaison de la pente, départ spontané d'avalanche par risque 1 sur l'échelle européenne...). Ce "type" de risque rassemble tout ce qui peut nous tomber dessus, "sans que l'on ait rien demandé". Et pour ce qui est de ce qui ne tombe pas, le risque objectif est tout ce qui arrive, que l'on soit présent ou non (vent, départ spontanés...), il sera toujours le même à un endroit donné (et en fonction des conditions).

Le risque subjectif est le risque lié à l'élément humain, le risque auquel on s'expose sciamment (randonneur peu expérimenté, randonnée dans un massif exposé et classé 5 sur l'échelle européenne...). Le risque subjectif est ce qui arrive ou est à cause de notre action ou inaction (déclenchement humain d'avalanches...), il varie d'un individu à l'autre.

Mais cette notion de différents risques est à prendre avec des pincettes, car il y a toujours de la subjectivité dans le risque, quel qu'il soit : ue avalanche est dangereuse si on s'y trouve dedans, et est sans risque s'y l'on se trouve à coté. Rien ne nous oblige à aller en montagne, et donc à nous exposer à de nombreux risques; le fait d'y aller est donc déja un risque subjectif...Mais par habitude, on parle de risque objectif quand le hasard a plus d'importance que l'expérience. Donc, il faut faire trés attention avec cette notion de risque, car elle n'a pas vraiment de frontières, et est trés floue pour l'instant.

Eléments de réponse à la problématique

Sur le terrain, il n'y a pas d'attitude universelle à adopter ; cela dépend des individus et des conditions. Une des caractéristiques des activités de pleine nature est qu'il n'existe pas de risque 0, et il faut prendre des décisions primordiales; les modèles d'estimations permettent de prendre la décision la plus judicieuse possible, mais il se trouve que ce n'est pas toujours la bonne.

 

Par exemple, un groupe de 3 personnes veulent partir dans une pente ; 2 personnes du groupe veulent y aller, mais la troisième ne le "sent pas"...Que faire? Cela dépend de l'expérience et de la condition de chacun, ainsi que des conditions neigeuses, mais il faudra de toute façon prendre une décision, en essayant de prendre en compte tous les paramètres, pour éviter l'accident.

 

Il faut bien insister sur le fait que tous ces modèles d’estimation du risque d’avalanche ne sont en définitive que des outils qui sont là pour permettre au pratiquant de prendre une décision, et non des "super" diagnostics fiables à 100% auxquels on peut faire une confiance aveugle. Ces outils seuls, même s’il sont de plus en plus faciles à utiliser ( et tiennent des plus en plus en compte de facteurs tels que le terrain ou les pratiquants ), ne doivent pas vous dicter votre conduite, ils sont un rassemblement d’information qui donne un aperçu de la situation, ce sont des outils qui sont là pour vous aider à mener votre réflexion et à prendre une décision.

Comme nous avons pu le voir précédement, les BRA évaluent uniquement les facteurs physiques et non le facteur humain, ce qui est un énorme déficite pour limiter l'exposition au risque d'avalanche, mais les nouveaux outils qui se développent prennent de plus en plus compte de ce facteur humain, ce qui est une grande avancée dans la prévention des avalanches.

Ces outils permettent donc de s'exposer le moins possible aux risques objectifs, et ils essaient de plus en plus de limiter le risque subjectif.